GSM : Les normes de rayonnement imposées par la Région bruxelloise sont-elles problématiques?
10 novembre 2011 à 17:43 - Ce billet a été publié dans la/les catégorie(s) : Travail parlementaire | Parl. Région bruxelloise
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, à l'issue d'une réunion qui s'est tenue à Lyon du 24 au 31 mai 2011 et réunissant 31 scientifiques issus de 14 pays, qu'il considère les champs électromagnétiques des téléphones portables comme des "cancérogènes possibles pour l'homme" classés en catégorie 2B au côté de 266 autres éléments.
Cette réévaluation du risque potentiel associé aux champs électromagnétiques concerne en particulier les gliomes, des tumeurs cérébrales cancéreuses associées à l'usage des téléphones sans fil, précise le CIRC. Concrètement, les chercheurs estiment qu'il existe des preuves limitées de lien entre l'usage des téléphones portables et l'occurrence de gliomes ou de neurinomes acoustiques.
Sans surprise, cette nouvelle évaluation suscite de nombreuses réactions. Cela étant, force est de constater qu'en l'état des données scientifiques acquises, le lien entre cancer et ondes radio n'est toujours pas démontré. Aucun danger n'est donc formellement établi, mais des incertitudes demeurent et les recherches doivent se poursuivre.

Cette réévaluation du risque potentiel associé aux champs électromagnétiques concerne en particulier les gliomes, des tumeurs cérébrales cancéreuses associées à l'usage des téléphones sans fil, précise le CIRC. Concrètement, les chercheurs estiment qu'il existe des preuves limitées de lien entre l'usage des téléphones portables et l'occurrence de gliomes ou de neurinomes acoustiques.
Sans surprise, cette nouvelle évaluation suscite de nombreuses réactions. Cela étant, force est de constater qu'en l'état des données scientifiques acquises, le lien entre cancer et ondes radio n'est toujours pas démontré. Aucun danger n'est donc formellement établi, mais des incertitudes demeurent et les recherches doivent se poursuivre.

En attendant qu'elles livrent davantage de résultats, il convient de maintenir une approche de précaution des risques liés à l'utilisation du téléphone mobile. Ainsi, il est pertinent de rappeler à nos concitoyens de téléphoner le moins possible avec un GSM, de faire des appels courts, d'éviter de se déplacer quand on est en communication, de ne pas porter le GSM trop près du corps et de privilégier le kit mains libres, d'éteindre le GSM lorsqu'on est en déplacement en voiture ou en train, et de privilégier autant que possible les connexions filaires aux connexions sans fil.
C'est également dans le cadre du respect du principe de précaution que s'est inscrite une question que je posais à Mme Huytebroeck en commission de l'environnement du PRB.
On sait que d'ici la fin de l'année, la Région bruxelloise se sera assurée que l'ensemble des antennes GSM placées sur les toits de la capitale respectent la norme de 3V/mètre adoptée par le parlement en 2007.
Pourtant, dans son étude, l'OMS semble ne pas considérer que les antennes GSM présentent un risque. L'évaluation de l'OMS porte uniquement sur les éventuelles conséquences des champs électromagnétiques émis par les téléphones.
La norme de 3V/mètre adoptée par la Région bruxelloise est 200 fois plus stricte que celle de l'OMS et 50 fois plus élevée que celle du gouvernement fédéral.
En application du principe de précaution, et considérant qu'une norme aussi stricte que celle de 3V/m oblige les terminaux GSM à produire un champ électromagnétique plus important pour communiquer avec les antennes, la norme adoptée par la Région bruxelloise n'expose-t elle pas davantage les
utilisateurs du GSM à des risques potentiels plus élevés que si les normes européenne et fédérale étaient d'application ?
Pour la Ministre, la crainte dont je me faisais l'écho n'est pas fondée. La diminution de la puissance des antennes aura uniquement un impact sur le trafic descendant, qui va de l'antenne vers le téléphone portable. C'est ce que les opérateurs appellent la couverture réseau. Il s'agit du nombre de barrettes que l'on voit sur l'écran de son téléphone portable. Pour limiter cet impact, mais aussi pour augmenter la capacité des réseaux dans le but de satisfaire la demande croissante d'internet mobile, les opérateurs ont prévu d'installer des antennes supplémentaires.
Cela n'aurait toutefois rien à voir avec la puissance à laquelle un téléphone portable doit émettre pour communiquer avec l'antenne. II s'agit ici de la liaison montante : celle du téléphone vers l'antenne. Pour établir cette liaison, le téléphone fait varier sa puissance en fonction de sa distance par rapport à l'antenne
et/ou de l'environnement dans lequel il se trouve.
La puissance du téléphone sera moins élevée si l'utilisateur se trouve à proximité d'une antenne. La puissance de cette antenne, qu'elle soit de 3V/m ou moins, n'a cependant aucune influence sur la puissance du téléphone. Ce n'est donc pas parce que l'on diminue la puissance du signal descendant que le signal montant doit compenser cette diminution.
La Ministre signale que l'installation d'antennes supplémentaires aura un effet "bénéfique" pour les personnes qui utilisent leur téléphone portable, puisque celles-ci seront à l'avenir plus proches des antennes-relais.
C'est également dans le cadre du respect du principe de précaution que s'est inscrite une question que je posais à Mme Huytebroeck en commission de l'environnement du PRB.
On sait que d'ici la fin de l'année, la Région bruxelloise se sera assurée que l'ensemble des antennes GSM placées sur les toits de la capitale respectent la norme de 3V/mètre adoptée par le parlement en 2007.
Pourtant, dans son étude, l'OMS semble ne pas considérer que les antennes GSM présentent un risque. L'évaluation de l'OMS porte uniquement sur les éventuelles conséquences des champs électromagnétiques émis par les téléphones.
La norme de 3V/mètre adoptée par la Région bruxelloise est 200 fois plus stricte que celle de l'OMS et 50 fois plus élevée que celle du gouvernement fédéral.
En application du principe de précaution, et considérant qu'une norme aussi stricte que celle de 3V/m oblige les terminaux GSM à produire un champ électromagnétique plus important pour communiquer avec les antennes, la norme adoptée par la Région bruxelloise n'expose-t elle pas davantage les
utilisateurs du GSM à des risques potentiels plus élevés que si les normes européenne et fédérale étaient d'application ?
Pour la Ministre, la crainte dont je me faisais l'écho n'est pas fondée. La diminution de la puissance des antennes aura uniquement un impact sur le trafic descendant, qui va de l'antenne vers le téléphone portable. C'est ce que les opérateurs appellent la couverture réseau. Il s'agit du nombre de barrettes que l'on voit sur l'écran de son téléphone portable. Pour limiter cet impact, mais aussi pour augmenter la capacité des réseaux dans le but de satisfaire la demande croissante d'internet mobile, les opérateurs ont prévu d'installer des antennes supplémentaires.
Cela n'aurait toutefois rien à voir avec la puissance à laquelle un téléphone portable doit émettre pour communiquer avec l'antenne. II s'agit ici de la liaison montante : celle du téléphone vers l'antenne. Pour établir cette liaison, le téléphone fait varier sa puissance en fonction de sa distance par rapport à l'antenne
et/ou de l'environnement dans lequel il se trouve.
La puissance du téléphone sera moins élevée si l'utilisateur se trouve à proximité d'une antenne. La puissance de cette antenne, qu'elle soit de 3V/m ou moins, n'a cependant aucune influence sur la puissance du téléphone. Ce n'est donc pas parce que l'on diminue la puissance du signal descendant que le signal montant doit compenser cette diminution.
La Ministre signale que l'installation d'antennes supplémentaires aura un effet "bénéfique" pour les personnes qui utilisent leur téléphone portable, puisque celles-ci seront à l'avenir plus proches des antennes-relais.
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